Jessica Oublié est née à Paris en 1983. Sa mère Guadeloupéenne et son père Martiniquais sont arrivés en métropole quand ils avaient respectivement 15 et 16 ans.

Après des études en histoire de l’art et près de deux ans à la rédaction de la revue Africultures, elle s’envole pour l’Afrique où elle travaille pendant cinq ans dans les domaines culturel et linguistique.

De retour en France, elle se prend d’intérêt pour la migration antillaise des années 1960 à 1980. Elle découvre alors la bande dessinée et y voit l’occasion d’un nouveau souffle, celui d’une parole libre et libérée. Ses premières lectures vont alors de « Quitter Saigon » de Clément Baloup, « Kaboul Disco » de Nicolas Wild, « L’Algérie c’est beau comme l’Amérique » d’Olivia Burton, « Pour une poignée de polenta » de Vincent Panoli, « L’Arabe du futur » de Riad Sattouf aux « Mauvaises gens » d’Etienne Davodeau.

Péyi an nou, son premier projet d’album est l’histoire peu connue de 160.000 personnes originaires des départements d’Outre-mer venues chercher un avenir meilleur en France.