Livres des bibliothécaires

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Les tourments de Sagamore

Auteurs : Muriel Derivery (scénariste), Cedric Zou (illustrateur)

PLB Editions, 2013, 1 vol. (72 p.), comprend une histoire illustrée et un dossier d’information / Roman jeune à partir de 8 ans

Sagamore, le vieux ouassou se plaint ! Dorénavant, au cours des pique-niques au bord de la rivière, aucune bonne odeur de fricassées aux ouassous ne lui parvient plus ! Les Guadeloupéens auraient-ils chassé ces délicieuses recettes de leur patrimoine culinaire ? Il rencontre un vieil homme, Anicet, tout aussi nostalgique que lui et qui lui apprend l’affreuse nouvelle : la contamination des rivières et donc des ouassous par le chlordécone ! Sagamore est mis en observation quelque temps dans une ferme aquacole par Noé, un scientifique…

Un petit roman avec des personnages aux caractères bien trempés et qui ne manque pas d’intérêt. Mais comme pour les autres titres de cette collection co-éditée par le Parc national de la Guadeloupe, trop d’informations documentaires sont mêlées à l’histoire. Le ton est alourdi et la vivacité et l’intérêt du récit s’en ressentent. Les illustrations sont agréables et pleines d’humour, le dossier documentaire sur les ouassous et le chlordécone est bien renseigné.

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Histoire des Iles de Guadeloupe T1 et T2

Auteurs :

Gérard Richard (scénariste) et Olivier Brazao (dessinateur) pour le T1

René Bélénus (scénariste) et Jean-Marie Cuzin (dessinateur) pour le T2

Éditions du Signe

Ce n’est pas une idée très originale que de vouloir raconter des récits historiques en les mettant en images. Rappelons-nous de Kalinago : naissance d’un guerrier Caraïbes en 1974 et de Cetout et Misérine en 1975. Depuis longtemps ici comme ailleurs, on sait que dans un récit, l’image n’est pas simplement un élément de décor du texte : elle le précise, le complète, l’explique et peut même dans certains cas être un contrepoint. Dans la bande dessinée l’image raconte par séquences l’histoire en fonction d’un scénario. Et c’est ce qui manque à cet ambitieux projet qui est de dire toute l’histoire de la Guadeloupe. Car si personne ne peut remettre en question le contenu documentaire des ces albums dont les auteurs sont des historiens, on peut par contre s’interroger sur le fait d’avoir choisi la forme bande dessinée ! Les cartouches donne à voir un narrateur, certes plein de connaissance mais trop bavard ! Aussi les bulles, donc la parole des personnages ne sont que des reformulations de ce narrateur omniscient. Les illustrations décorent les cartouches ! Les vignettes se suivent sans aucune séquence ! Il y a trop de textes : les cartouches, les bulles, les notes du bas des pages. Cela entraine plusieurs niveaux de lecture car il y a aussi la lecture des images ! Et que de personnages : ils vont, viennent et on ne sait plus qui est qui ! D’ailleurs on ne sait plus si l’on est en Guadeloupe, à Saint- Christophe, ou en Martinique. Par ailleurs on peut aussi s’interroger sur la représentation graphique des personnages : les colons et les nobles ont des visages grimaçants aux traits tombants et les esclaves ont des plastiques parfaites. C’est bien dommage, car au final la lecture de ces albums est difficile et contrarie le but recherché : rendre accessible au plus grand nombre l’histoire de la Guadeloupe.

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Aya de Yopougon Tome 1

Auteurs : Marguerite Abouet (scénariste), Clément Oubrerie (dessinateur)

Editions : Gallimard jeunesse, (Bayou) 2005, 96p

Un premier tome lourd de promesses. Il déroule des chroniques sur le quotidien de Yopougon, quartier populaire d’Abidjan, en 1978. Aya, une jeune fille de 19 ans et ses copains se rencontrent pour parler, s’amuser, danser, ils se mélangent jusqu’à s’enceinter comme Adjoua l’est de Moussa. A côté de Bintou, Mamadou, Hervé et les autres qui ne pensent qu’à s’amuser, qu’à « gazer » avec les beaux « genitos », Aya marque sa différence en voulant devenir médecin.

On sourit à la vie, à cette Afrique des années 1970, hors de ses cadres médiatiques misérabilistes.

Bref, la vie à Yopougon est comme partout ailleurs avec des futés, des naïfs, des dragueurs, des riches, des exploités… On y rencontre les mêmes préoccupations, les mêmes attentes mais c’est le point de vue décalé sur cet univers singulier qui provoque le rire. L’écriture de Marguerite Abouet dépeint une certaine atmosphère qui restitue la chaleur des rapports, la saveur du langage des jeunes qu’ils agrémentent d’expressions ivoiriennes. L’auteure pose un regard affectueux, empreint d’humour sur son pays. Pour la galerie de portraits, Clément Oubrerie a utilisé une palette chaude, un trait qui révèle l’expressivité des personnages.

Un premier tome drôle et subtil qui met en appétit !

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Le couteau-chien

Auteur : Joël Cimarron

Gallimard, 2010 - 1 vol.(124p.) bande dessinée

Zuel trouve un couteau-chien ou tout au moins un drogué moribond le lui confie. Le voilà lié au couteau et entrainé avec ses deux amis dans un monde parallèle où règne le Diable et des Marrons, anciens fils du Royaume du Dahomey. Celui qui possède ce couteau maléfique devient héritier du royaume du Diable. C’est ce que devient Zuel, mais très vite il comprendra qu’il lui faut lutter pour se débarrasser de cet encombrant "héritage". Scénario original pour cet album de couleurs fauves qui nous parle, à sa façon, de l'esclavage.

Adolescents- Adultes

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Félice et le flamboyant bleu

Auteur : Mikaël

PLB Editions - 2010- bande dessinée 1 vol. (46p.) comprend un lexique

Ti Malpwòp est un jeune orphelin rejeté par l’ensemble de son village. Après avoir accepté l’offre du quimboiseur, il se retrouve au cœur de la forêt à la recherche du flamboyant bleu. Cet arbre magique est censé le rendre riche. Accompagné de son ami Ti Zandoli, il devra affronter bien des périls avant de parvenir à sa quête. Cet ouvrage très coloré, dynamique et contient nombre de références familières aux enfants vivant aux Antilles.

A partir de 8 ans

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Un jeune loup bien éduqué

Auteurs : Jean Leroy (scénariste) Matthieu Maudet (illustrateur)

L’école des loisirs, 2013, album

A partir de 5-6 ans

Un jeune loup affamé part chasser seul pour la première fois. Il capture un lapin et fidèle aux principes que ses parents lui ont inculqués, il lui demande ce que sera sa dernière volonté. Le lapin lui réclame une histoire et notre loup doit retourner chercher son livre préféré. A son retour, plus de lapin, il lui faut alors repartir à la chasse et attrape un poulet, mais fidèle aux principes que ses parents lui ont inculqués. L’histoire se répète jusqu’à ce qu’il rencontre un petit garçon.

Une histoire pleine de fraîcheur, drôle, au suspense bien amené, basée sur les limites de la politesse et des principes de bonne éducation. Des illustrations pleines d’humour, très narratives pour les plus jeunes, à la croisée de l’album (illustrations pleine page) et de la bande dessinée (illustrations en vignettes).

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J'y vais !

Auteur : Matthieu Maudet

L’école des loisirs, 2011 - (Loulou et cie) - Album

A partir de 2 ans

« J’y vais ! » a décidé Petit Oiseau. En chemin, sa maman, son papa, sa famille, ses amis, l’encouragent et lui donnent différents objets pour « adoucir » son projet. Mais où donc s’en va-t-il de ce pas décidé ? Vous le découvrirez en lisant cet album …

Là encore une surprise à la fin, histoire bien menée avec des indices dans l’illustration qui participent à la montée en pression, au suspense… Une illustration très lisible pour les plus petits : des personnages stylisés, épurés, un décor réduit à sa plus simple expression mais bien narratif : on sait où on est, on comprend bien qui est qui.. Bravo !

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Bonjour docteur

Auteurs : Michaël Escoffier (scénariste), Matthieu Maudet (illustrateur)

L’école des loisirs, 2010- (collection Loulou et cie) album

A partir de 2 ans

La salle d’attente du docteur est bondée et chacun attend son tour. Petit à petit, la pièce se vide et une surprise attend le dernier client…

Encore une histoire très plaisante, et très bien amenée grâce des indices discrètement glissés dans l’illustration. Elle s’adresse particulièrement aux jeunes lecteurs qui aiment s’attarder sur les détails des illustrations, et qui vont pouvoir participer au récit et anticiper avec plaisir sur sa conclusion.