François Gabourg, les Man Kou 2
Vendredi, 26 Août 2011 03:07

Les Man Kou 2 GabourgFrançois Gabourg, célèbre dessianteur martiniquais a répondu à nos questions. Son dernier album les Man Kou 2 est sorti fin 2010.

Dites nous en plus sur les Man Kou, votre série BD que vous avez créée ?
Qui sont ces personnages ?

Boss est le chef de la bande. Bad est le moins brillant. Bling bling est le son de ses neurones.   Sista, la fille du groupe a beaucoup de caractère. Attention à ses colères péléennes. Mafia, c’est le chien de Bad. On le prend pour un pit bull, mais c’est plutôt un bad pit. Danger, il a peur des chats.



On vous retrouve quelques années après les premiers Karibulles, qu'avez vous fait depuis?
J’ai évolué dans la pub en créant un studio graphique « GABOURG.com ». J’ai réalisé plusieurs spots publicitaires en dessins animés et en images de synthèse. Je réalise encore des affiches et divers types de documents pour la communication des entreprises et administrations.

Pourquoi les Man Kou ?
Je voulais mettre en scène des jeunes à travers un humour décalé.

Qu'est ce qui vous a inspiré  pour créer les MAN KOU ?

J’ai depuis longtemps un regard particulier sur manikou qui sont des opossums que l’on retrouve dans la Caraïbe et en Amérique. Ces animaux nocturnes souvent écrasés sur les routes m’ont toujours paru mystérieux. Ils sont chargés d’histoires. Les Man’kou au look bad boy, sont des anti-héros au look bad boy. Un peu comme les manikou, on va tenter de ne pas trop leur jeter la pierre en essayant de les comprendre. Man comme Yé man nous donne au final Man’kou.

La BD humoristique, c'est votre créneau?
Il faut dire que j’ai commencé par le dessin satirique. Je déforme tout malgré moi. C’est un genre que j’apprécie beaucoup. J’aime rigoler et c’est un mode d’expression qui me permet de faire passer beaucoup de messages. Cependant, j’aime écrire la fiction réaliste.

Comment évolue la BD en Martinique?
La BD en Martinique a été plus dynamique dans le passé qu’aujourd’hui. Le journal Fouyaya avait permis la découverte de jeunes dessinateurs. Il y a certainement des auteurs cachés qui n’osent pas.



 
13 Avril 2012, 20.17
José-Charles Octuvon-Bazile et Maxime Pluvinet...